Quand Nano sort de sa poche et fait de Miss Kangourou une Maman Kangourou :-)

Je suis désolée d’avoir un peu décroché de la blogo ces deux dernières semaines, j’étais en mode jeune maman débordée, pleine de doutes et de babyblues, mais je commence à gérer un peu plus mon poussin et vais être davantage présente. J’ai toujours continué de vous suivre mais n’ai pas eu le temps de commenter beaucoup, je vous envoie de gros bisous et plein de pensées à celles et ceux qui traversent des moments difficiles, et ceux qui attendent des résultats si importants. Mes doigts sont tout croisés…

J’ai toujours aimé lire les récits de naissance des petits bouts de pmette, et ça fait tout drôle de vous raconter l’arrivée de notre petit à mon tour. Mais c’est la tradition, alors je me lance… Je vous préviens, ça dure un moment !

Lundi 17, deux jours avant d’accoucher, j’ai eu un gros coup de blues, genre pleurer sans savoir pourquoi toute la journée, genre J1 quoi. J’avais fait de nouveaux cauchemars de folie tout le week end et me sentais épuisée psychologiquement, tout en ayant parfaitement conscience que pleurer en journée à cause de cauchemars de femme enceinte, c’était un peu bidon 🙂 Ma mère m’avait décrit ce genre de blues comme précédant ses accouchements, donc j’ai commencé à espérer que le bébé allait pointer le bout de son nez..

Le lendemain, j’ai ressenti des douleurs électriques dans les cuisses, et des douleurs de bassin, et je me suis doutée que Nano commençait à faire son chemin.. Nous sommes allé se faire un dernier resto (pour la 5e fois du mois), enfin un Fl*nch parce que le budget « dernier resto » était grillé depuis la 2e fausse alerte…

Mercredi matin, j’ai commencé à avoir mal au ventre, genre comme des règles, d’ailleurs en me réveillant j’ai cru que c’était ça, le temps que je me rappelle qu’étant enceinte de presque 9 mois, il était peu probable que les reds aient débarqué… Comme quoi je n’aurai jamais totalement intégré ce statut de PB !

Rapidement les douleurs sont devenues des petites contractions régulières, et j’ai compris que cette fois ci, ce ne serait probablement pas une fausse alerte. J’étais toute heureuse de sentir le travail se mettre en route tout doucement, naturellement, et c’était tout à fait gérable. J’ai donc envoyé Choubidou travailler, en le prévenant qu’il ne finirait probablement pas sa journée de boulot. Il était tout stressé et je préférais être au calme pour le prétravail, pour un premier accouchement ça prend du temps avant que tout se mette vraiment en place et que les choses sérieuses débutent, et je ne voulais pas faire d’alle- retour à la mater ni squatter toute la journée dans une salle de torture (salle de prétravail). Du coup, je suis restée chez moi, ai commencé à regarder l’intervalle entre les contractions, ai rangé tout mon appart et préparé les derniers éléments pour la valise. J’ai ensuite réalisé que j’avais acheté la veille des kilos de légumes frais qui allaient être perdus, et ai donc mis un point d’honneur à tout éplucher et congeler pour se faire des petits plats facilement au retour de la mater. On fait des fixettes sur des bêtises dans ces moments là… J’ai aussi écouté ma playlist de rock tranquillou, regardé le replay de Babyboum en pleurant encore plus que d’habitude, pris un bain tout chaud… Cette journée de prétravail à la maison, je m’en rappellerai toujours, j’étais sereine, heureuse, dans ma bulle,  je me sentais prête… Je comprends les femmes qui choisissent d’accoucher chez elles, c’est tellement doux et naturel finalement. Et pourtant c’est une pro de l’hypermédicalisation des accouchements qui parle…

Vers midi je contractais toutes les trois minutes, j’ai rappelé mon mari à 15h quand c’est devenu vraiment très douloureux. Quand Choubidou est rentré, il m’a trouvée épuisée, en train de souffler tout ce que je pouvais à côté d’un aspirateur que je n’avais pas réussi à passer et d’un potiron réfractaire à l’épluche légume, ça l’a fait rire.

A l’arrivée à la mater, je suis tout de suite prise en charge par une adorable sage femme que je ne connaissais pas, et qui m’annonce une magnifique dilatation à … 1cm. Col effacé alors qu’il était long et fermé, donc pas si mal, mais après 10h de travail à la maison, les boules.. Ce d’autant plus que je commençais à avoir vraiment du mal à gérer ces f*cking contractions. Après un joli monito prouvant que oui, je contractais bien toutes les 2-3 min, on est invités à faire un petit tour, des exercices sur le ballon. On s’est donc retrouvé dehors, dans le noir, sous la pluie, à marcher, car je ne supportais que la position debout ou assise, avec Choubidou qui me sortait des petites blagounettes. Ne jamais faire rire une madame en pleine contraction, ça décuple la douleur, argh.

Après deux heures de ballon et des contractions de plus en plus violentes, on m’annonce que je suis à 2cm, plus qu’un petit effort et j’aurai droit à la péri. Pour en avoir posé des centaines, j’étais à deux doigts de me planter le cathéter dans le dos moi-même ! Ensuite, tout s’est accéléré. La sage femme m’a rallongée pour le monito, les douleurs sont devenues atroces, j’ai rompu la poche des eaux, et ensuite, ai eu une espèce d’énooooooooorme contraction pendant 30 minutes sans répit entre deux pics. J’ai fini par appeler au bord des larmes la sage femme, je ne gérais plus rien, elle m’a passée en salle de naissance, enfin ! Je te passe le moment ultra glorieux du lavement rectal sur des toilettes trop basses sans appui avec les f*cking contractions de la mort. Choubidou m’a beaucoup aidée pendant ces moments là, il a été impressionné et se sentait très impuissant, mais je ne sais pas comment j’aurais passé ce cap sans lui. Seul hic, avec le stress, il avait une haleine atroce, et je le suppliais de ne pas parler quand je contractais et respirais tout ce que je pouvais, car ça me donnait la nausée ! Grand moment de couple, très romantique.

C’est ensuite une autre sage femme qui m’a prise en charge, une que je connaissais, toute jeune et très impressionnée de s’occuper de moi (pourtant je ressemblais franchement plus à rien à ce moment là), qui m’a ratée ma pose de cathéter (mais j’avais tellement mal que ça faisait limite du bien de se faire triturer le bras, ça passait la douleur). Ce sont donc mes collègues anesthésistes qui se sont occupés de ma perf, et de la péri dans la foulée. Ca fait un peu plus mal que ce que je pensais, mais je m’en fichais pas mal. Je n’étais pas le genre d’anesth à faire poireauter une dame pour une péri, maintenant je serai encore plus rapide !

Après la péri, la sage femme m’a réexaminée, et j’étais à 8cm. J’ai compris pourquoi j’avais autant souffert, le travail avançait très vite. J’ai ensuite senti rapidement la tête de mon petit dans le bassin, des sensations à l’arrière, je visualisais toute la descente de mon bébé et ressentais tout, la douleur  horrible en moins (enfin c’était pas méga agréable, cette sensation de boule de pétanque mal placée, mais tout à fait supportable). J’ai adoré ce moment où je me suis à nouveau sentie « maître » de mon accouchement. On était tout proches avec Choubidou, on savait qu’on passait notre dernière heure tous les deux, dans la pénombre de cette petite salle toute calme, c’était magique… Puis j’ai senti que Nano était tout près, et j’ai appelé pour pousser. On s’est installés, la sage femme m’a encouragée une fois, puis tout le monde s’est tu car je poussais toute seule, et que tout se passait bien. C’était très calme, je n’avais jamais vu un accouchement comme ça, l’auxiliaire de puériculture souriait, je tenais la main de mon amoureux et faisais sortir mon bébé. Après 4 minutes de poussée, Choubidou s’est penché et a vu la tête de Nano sortir, et quelques secondes plus tard j’avais mon bébé sur moi. Il avait une petite tête toute ronde, et semblait tout surpris d’être déjà là. Je ne me rappelle pas bien ce moment précis de sa naissance, c’est un peu frustrant mais j’ai un souvenir très flou, trop d’émotion j’imagine… Je me souviens de l’avoir trouvé magnifique (ouf !), je n’ai pas pensé à vérifier le sexe, c’est la sage femme qui nous a rappelé de regarder, on était si émus… Je me suis tout de suite sentie maman de mon petit bout, comme si je le connaissais depuis toujours, je n’ai pas eu l’impression de le découvrir, juste de reconnaître le petit kangourou qui avait passé des mois dans mon ventre.

Nano a eu du mal à respirer et geignait un peu après être sorti, il a donc fallu lui faire quelques soins. J’ai beaucoup aimé le fait que la majorité de ces soins (aspirations) soient fait en me laissant mon petit en peau à peau. Heureusement, il a vite été mieux, et a pu monter avec moi deux heures plus tard dans notre chambre, où il a accepté de prendre vigoureusement le sein.

Cette nuit là, il est resté en peau à peau contre moi pendant des heures, un vrai bébé kangourou…

Voilà pour la naissance de mon Nano. Un prétravail dans ma bulle, deux heures difficiles, un accouchement de rêve, un moment calme, quasi solennel, qui restera un souvenir magique. Nous avons un adorable bébé, très doux, qui adore être papouillé et câliné, qui a bien grossi depuis sa naissance et qui nous fait fondre de jour en jour. Il suffit de le regarder pour que tous les doutes, l’attente et la souffrance de la PMA n’aient plus aucune importance, puisqu’enfin, notre petit kangourou est là. Je vous souhaite de tout mon cœur de connaître ce grand bonheur, et que le bébé que vous portez dans votre cœur depuis si longtemps soit également très vite blotti contre vous.

Nano est arrivé :-)

Notre bébé kangourou est sorti de sa poche à 23h30 après un accouchement de rêve à presque 40SA (à part que y a pas, ça fait trop mal, nos mères sont mes idoles 🙂
Comme nous le pressentions c’est un petit garçon, toute petite crevette de 2kg795 (spécial pour milliette).
Je vous souhaite à toutes ce bonheur si attendu et si doux… ❤

[Grossesse] DPA versus DPO…

« Alors, toujours rien ? – Il préfère rester au chaud ?- Tu ne trouves pas le temps trop long ? – Ma pauvre, tu dois en avoir marre… »

Voilà un échantillon des petits messages qui commencent à arriver sur le smartphone de Miss Kangourou et Mr Choubidou. Les appels de la BM et des copines « juste pour prendre des nouvelles » se multiplient, tout le monde est sur le qui vive… ça ne la dérange pas la Miss Kangourou, elle faisait pareil quand une amie était sur le point d’accoucher, tout silence radio de plus de deux jours étant interprété comme un début de travail potentiel… Mais là c’est tout différent  🙂

La DPA c’est dans 15 jours tout pile. Bon, potentiellement, entre aujourd’hui et dans 3 semaines maxi, mais officiellement, le terme c’est dans 15 jours. Est-ce qu’elle trouve ce temps long ? Un petit peu, il faut bien avouer qu’elle a hâte de rencontrer son Nano, de le découvrir, le bisouter, le câliner. L’impression de l’attendre depuis bien plus que 9 mois. Deux semaines, quand on compte les jours, les heures, quand on se demande si « ça y est » à chaque nouveau symptôme, chaque crise de contractions plus régulières, comme dimanche soir, où il y a eu ce faux travail qui a bien failli les emmener à la maternité. Donc oui, deux semaines sur le qui vive, ça peut paraître long, surtout quand les activités et rendez vous qui rythmaient les journées au début du congé mat’ se raréfient progressivement, ben oui « au cas où », on n’a pas prévu grand-chose ces jours ci, sauf du boulot universitaire. Et la motivation pour écrire l’article de la thèse est égale à celle d’aller se balader nue dans un supermarché.

Mais en réalité, ces 15 jours à venir, ce sont deux semaines de bonheur, à profiter de ces derniers moments en mode 2 en 1, à sentir le petit bout jouer avec les mains de son papa. A regarder ce gros bidon qui est plein de vie, à avoir des fous rires en le voyant se déformer. A voir le bonheur et la fierté dans les yeux de Choubidou quand ils se posent sur le bidon en question, à profiter des petites attentions et des moments de tendresse et de douceur à deux, en attendant d’être trois. Après 15 années d’amour et de complicité, c’est un sacré ouragan qui arrive dans notre petite vie de vieux couple, ces moments sont donc précieux. Alors le mal de dos et autres insomnies, on s’en fiche, ils sont là pour permettre à Nano de se faire beau et joufflu pour sa première sortie…

15 jours avant la date prévue d’accouchement, l’attente… ça lui a rappelé un autre sigle bien moins sympathique qu’elle a découvert sur le net, sur les forums, il y a deux ans, les DPO. C’est fou la différence entre les days-post-ovulation et les days-pré-accouchement (autre traduction possible des DPA ;-). Dans les deux cas, on scrute les symptômes, on se dit que notre vie peut changer du tout au tout en un instant. Dans les deux cas le temps se ralentit, chaque heure semble durer une journée. Mais savoir qu’à l’issue des DPA, si tout se passe bien, un petit bout sera là (oui, le « si tout se passe bien » n’est pas encore sorti des phrases de Miss Kangourou), par rapport à ces DPO qui sont si rarement suivis du bonheur tant attendu… Voilà ce que Miss Kangourou a envie de répondre à ces personnes qui lui demandent gentiment comment elle se sent, si c’est pas trop dur la fin, si c’est pas trop long. Ce qui est long c’est d’attendre ces dpo, avec ces symptômes, sans la moindre garantie que ceux-ci seront le début du bonheur si attendu. Si tous les DPO finissaient comme les DPA, par le bonheur de donner la vie, ce serait quand même plus facile..

Bref, Miss Kangourou est en DPA, et tout va pour le mieux !

La Zappette était sensée passer ces DPA avec elle, ayant le même terme, comme elles avaient passé leurs DPO « ensemble », il y a près de 9 mois, mais la coquine a décidé de prendre de vitesse Miss Kangourou, et de mettre au monde son BabyYack avec quelques jours d’avance    🙂   (Tu le savais qu’un yack ça court plus vite qu’un kangourou ?)

Plein de bisous et bienvenue au lucky baby de celle qui fut la toute première à commenter ce blog, il y a presque un an déjà    ❤

Et des gros bisous à celles dont les DPO se finissent ces jours ci, en espérant très très fort que ceux-ci aboutissent à des DPA dans 9 mois.

Pmette Et enceinte

Depuis que la Miss Kangourou affiche son baby bump, elle se demande souvent si la personne en face qui fixe avec attention son ventre est une pmette, un pmec, ou juste un voyeur. Du coup, comme toute pmette qui se respecte, elle n’a évidemment jamais porté de Teeshirt cucul « garçon ou fille » ou autre signe distinctif de PB et affichette « Future maman à bord » dans sa voiture… N’ose pas demander aux gens de lui laisser sa place ni passer aux caisses prioritaires, ne s’estimant pas malade mais chanceuse. Elle ne peut pas s’empêcher d’être ultra discrète au sujet de cette grossesse, voire gênée de ne pouvoir garder cet état secret et intime pour Choubidou, elle et ses plus proches, elle qui n’a jamais aimé être au centre de l’attention (le mariage et la thèse, c’était un défi, un vrai !). Est surprise de constater à quel point ses petits symptomes et le sexe du bébé passionnent les foules bien plus que les piqures de Gonal et la taille de ses follicules l’an dernier…

Malgré ces précautions de base, elle s’est retrouvé à quelques reprises vraiment de l’autre côté de la barrière, à faire souffrir des personnes de part son état.

Il y a quelques semaines, elle s’est rendu à l’anniversaire d’une amie, Miss Parfaite, et s’est étonnée de ne pas voir Miss Frisée, une copine de cette dernière habituellement présente aux différents évènements organisés par la famille Parfaite. S’enquérant de ses nouvelles, Miss Parfaite lui a expliqué que Miss Frisée avait subi une IMG l’an dernier suite à un syndrome poly malformatif de son bébé découvert au 5e mois de grossesse, et ne supportait plus la vue des femmes enceintes depuis, essayant par ailleurs de retomber enceinte depuis 9 mois sans succès. C’est donc la présence de Miss Kangourou qui était la cause de l’absence de cette amie, car Miss Parfaite ne comptait pas supprimer les femmes enceintes de sa liste d’invités. Evidemment, Miss Kangourou s’est sentie extrêmement mal et aurait voulu se cacher dans un petit trou en apprenant cela…

Ca a été l’occasion d’une discussion un peu animée, car Miss Parfaite expliquait que Miss Frisée était devenue associable, évitait toute femme enceinte, et avait carrément piqué une crise en pleine soirée à cause des sujets de conversation qui tournaient autour des grossesses et des bébés, alors que sa DPA était imminente. Miss Parfaite et toute la troupe de fertiles présents estimaient qu’ils n’avaient pas à s’empêcher d’aborder ces sujets, et que la réaction de Miss Frisée était disproportionnée, d’autant plus que rien ne prouvait qu’elle n’aurait pas très vite un bébé, étant tombée enceinte en quelques mois la première fois, etc…

Miss Kangourou leur a donc avoué avoir elle-même évité certaines soirées et que certaines discussions avaient pu lui être pénible pendant les années précédentes, et que les sentiments de cette Mamange étaient compréhensibles, même si en effet elle n’avait pas à être agressive avec son entourage. Que peut être elle avait besoin d’une oreille attentive, de soutien, et de parler d’autre chose que de ce sujet si douloureux lors de ses sorties. Mais la troupe des fertiles n’a pas compris, estimant que leurs situations étaient différentes, et n’ayant visiblement pas du tout réalisé l’effort que ça avait coûté à Miss Kangourou de supporter leurs discussions maman-grossesse-bébé-allaitement l’an dernier entre deux échos endochattales. Elle s’est donc retrouvé seule contre tous à prendre la défense de Miss Frisée, dont personne ne comprenait la tristesse.

 

Hier, c’est avec un énorme baby bump de presque 36SA que Miss Kangourou s’est rendue à une soirée de départ d’une amie. Elle a eu le plaisir d’y revoir un pote un peu perdu de vue, casé depuis plusieurs années, sans enfants, ayant acheté une maison avec plusieurs chambres l’an dernier. Son radar à pmettes/pmecs a sonné assez vite, et elle a donc tenté de rentrer son ventre (sans succès, ça fait bien longtemps qu’il ne rentre plus !), et parlé de tout et de rien sauf du bébé. S’est demandé si elle allait aborder le sujet de la PMA, comment, ne sachant pas si son pote souhaitait en parler, ou pas, et ne voulant pas poser la fatidique question « et vous, c’est pour quand ? », et constatant qu’il lorgnait son bidon avec le regard typique du papa sans bébé…

Après avoir discuté boulot/voyage/amis en commun, elle a remarqué qu’il n’arrêtait pas de faire des références type « celui là est papa, celui là va bientôt l’être, celui là je pense qu’il le sera dans l’année », et a fini par craquer et lui poser la fameuse question en rougissant, ayant l’impression qu’il lui tendait une perche. En effet, il lui a avoué qu’après plus d’un an d’essais, ils débutaient les examens de fertilité et ne savaient pas ce qui les attendaient. Du coup, elle lui a raconté son parcours, et lui a donné plein de conseils pratiques sur les endroits à éviter, les différents médecins du coin, les délais d’attente pour les rendez vous, le déroulement de l’HSG et du spermogramme (Si si !), et l’ambiance s’est détendue. Et pour le coup, le regard douloureux qu’il posait sur son bidon s’est transformé en regard plein d’espoir et ce moment très gênant est devenu un moment de complicité et d’échange sur un sujet encore trop tabou…

Bref, ça lui a fait drôlement bizarre ces derniers temps, à la Miss Kangourou, de devenir la PB d’autres pmettes/mecs, et elle se demande si ce sentiment d’imposture sera toujours là le jour de l’accouchement ! Elle trouve ça pas très juste que le bidon soit le même quelque soit le parcours de la future maman, et aimerait parfois oser porter des pulls imprimé avec un slogan « conçu grâce à la PMA » ou un truc plus fun (des idées??), histoire de donner de l’espoir aux pmettes plutôt que de la tristesse quand le baby bump croise leurs regards.

Et vous, pour les pmettes enceintes, comment gérez vous ces situations ? Pour les copinautes en attente de ce fameux Baby bump, cela vous aide t’il de savoir que la PB de la soirée est passée par une FIV ou autre ?

Petites questions qu’on se pose quand on quitte le côté obscur … Et qu’on ne veut surtout pas faire mal au cœur de nos sœurs de galère..

Merci de vos tuyaux, il me reste un mois à afficher ma proéminence abdominale 🙂

[Grossesse] Un deuxième trimestre plein de poésie :-)

Après un été pluvieux mais plein de petits bonheurs, le troisième trimestre a commencé pour la Miss Kangourou.
Du coup, après s’être rendu compte que ça faisait plus d’un mois qu’elle n’avait pas posté, elle se décide à reprendre sa plus belle plume pour vous conter sa vie devenue tout à fait banale.
Ce deuxième trimestre est passé à toute vitesse, avec l’apparition du petit énorme  bidon, les mouvements de Nano qui se destine visiblement à une carrière d’acrobate-trapéziste nocturne, et deux trois petits désagréménts sans importance tout à fait normaux. Tu as le droit de raccrocher ma page ici, la suite étant très peu poétique et très PB-style, j’assume!

Il y a eu les crampes au mollet nocturnes, qui ont disparu grâce à l’introduction d’ampoules de magnesium marin quotidiennement, au grand soulagement de Choubidou qui hallucinait un peu d’être réveillé toutes les nuits par une Miss Kangourou se tortillant sur sa jambe douloureuse et chouinant sans trouver de position antalgique. Merci le Magnesium marin, I love you ❤

Il y a eu aussi l’anémie, très modérée, mais nécessitant l’introduction du T*rdyferon, source de constipation et de défécation noirâtre et très très odorante avec des « Urgences-Caca » source de grands moments, notamment en pleine balade à 30 minutes de l’appart’ dans la nature. Du coup, entre les situations très très gênantes du genre, où le statut de princesse de Miss Kangourou a pris un coup dans l’aile, et les crampes nocturnes où Choubidou l’a vue se tordre de douleur, on est prêt pour ce moment bien animal et pas du tout princess-like que sera l’accouchement!
A part ça, dernier élément ultra sexy du deuxième trimestre, une bonne petite mycose des familles, bien étendue, qui aura duré 3 mois, beaucoup plus importante et résistante que toutes les mycoses déjà vécues jusque là (immunosupression de la grossesse merci!), avec oedème, rougeur de toute la zone génitale, et démangeaisons de ouf malade sa mère qui ont cédé progressivement moyennant un investissement de centaines d’euros dans les divers savons, gels, ovules de probiotiques existant en parapharmacie non remboursés par la sécu parce que c’est pas une vraie maladie. Heureusement, une copinaute au blog de pmette professionnelle m’a sauvée et fait découvrir la gamme Saugella, qui a bien calmé l’affaire, merci Bounty 🙂
Bref, malgré une vie sexuelle réduite au strict minimum par les cacas-T*rdyferon et la f%cking mycose, Miss Kangourou a surkiffé son 2e trimestre, où le petit Nano est devenu grand, a passé avec brio le cap des 25 SA et de la très grande prématurité, lui a montré sa présence en se nichant au creux de sa main et de celle de Choubidou et où tout cela est enfin devenu réel …

Elle a aimé faire sa chambre (après avoir fait une crise de PB overhormonée sur Choubidou qui avait mal fait la jonction mur plafond de la peinture), et a passé ses week end à vider ce bureau dépotoir qui n’attendait que ça, puis à faire la peinture avec son amoureux (oui, elle est monté sur l’escabeau, et oui, c’est mal a dit la belle mère et la SF), et à monter tous les meubles afin d’avoir une jolie chambre toute prête pour un 3e trimestre cool et travaux-free. Et a versé une petite larme d’émotion quand elle a vu le petit lit blanc à sa place, tout beau tout neuf, attendant tranquillement son petit pensionnaire..

 
Expériences haptonomiques
Miss Kangourou, comme d’autres copinautes, ne rêvait que d’une chose pour sa grossesse. Faire de l’haptonomie pour avoir un vrai contact avec son bébé et former une petite famille de trois le plus vite possible. Ben oui, après 14 ans à deux, devenir trois, c’est un sacré bouleversement pour le couple de petits vieux fusionnels qu’elle forme avec Choubidou.. D’où l’hapto. Sauf qu’elle a loupé le premier rdv, car Choubidou est sorti tard du boulot et qu’ils se sont retrouvés coincés dans les bouchons lors de ce rdv rencontre à 17SA. Du coup, catastrophe, le rdv suivant étant prévu à 24SA, tout l’intérêt de la rencontre précoce avec la SF était perdu. Cette catastrope a conduit à un état de désespoir aigu et de chouinage intense associé à des reproches à Choubidou qui était sorti tard du boulot et qui était donc le seul responsable du manquement à ce rdv vital. Le désespoir intense a duré au moins 23 minutes, toute la grossesse et parentalité à venir étant fichue. A la 24e minute, Miss Kangourou a pris conscience du caractère ridicule de son désespoir, et du regard atterré de Choubidou ne sachant que faire de cette dinde chouinante, et a arrêté de pleurer. Le lendemain, Nano a commencé à donner des vrais coups de pied, et très vite, les petits moments à trois se sont créés spontanément, tranquillement, en toute intimité, avec des petites chansons ridicules, des petites caresses toutes douces et plein de câlins « à trois ». Puis vint le fameux rendez vous avec l’haptothérapeute. Tu vas rire, ça ne lui a pas plu à la Miss Kangourou, mais genre pas du tout. La madame qui compare son accouchement à venir à une érection de Choubidou « Votre corps doit dire oui à la douleur, comme celui de Mr dit oui à une érection, spontanément ». WTF??? C’est là qu’elle l’a perdue. Evidemment Nano, ce coquin, a choisi la séance d’hapto pour faire sa sieste du mois et ne s’est pas manifesté. Mais après 6 semaines à se construire une tite relation tous les trois, avec plein de petits moments de complicité avec ce Baby, la Madame « Votre corps dit oui », ben elle était de trop quand elle prenait les mains de Choubidou pour les promener sur Nano. Donc Miss Kangourou s’est fermée comme une huitre, a eu très envie de pousser la drôle de madame dans une autre pièce, loin de leur intimité, et a arrêté fissa l’haptonomie. Sans pleurer. Et s’est inscrite à la prépa classique de la petite Mater moche.

Sans rire, c’est une pratique probablement super, et qui ouvre sur plein de choses, mais il faut être prêt à ouvrir son intimité à une personne extérieure, le plus tôt possible dans la grossesse pour que cela soit naturel, il faut avoir un esprit très ouvert et pas trop cartésien, et le courant n’est juste pas passé, bien que cette haptothérapeute soit très réputée. Sans rancune. (Et puis d’abord, mon corps il dit Oui à la péridurale, c’est déjà pas si mal non?).
Tu dois penser que la grossesse a transformé Miss Kangourou en PB hystérique au vu de cet article, mais en réalité, à part l’évènement hapto et peinture foirée, elle est plutôt en mode zen, n’a pas de labilité émotionnelle d’après ses collègues (trop fière!), et vit très bien cette grossesse, consciente de la chance qu’elle a de porter ce petit miracle de vie au creux d’elle. Elle n’est pas fan du statut de grossesse, et n’aime qu’une chose, sentir le petit bout grandir et interagir avec lui. Rien que pour ces moments, elle pourrait avoir tous les symptômes du monde qu’elle s’en ficherait.
Une grosse frayeur la semaine dernière, avec une visite aux urgences suite à de grosses pertes de liquide transparent inodore associé à des contractions. A 28SA ça craint du boudin. En fait, c’était juste des leucorrhées abondantes suite à la f%cking mycose, ouf. Par contre les contractions elles sont bien là, et le col il est bien mou d’après la visite du 7e mois hier, donc arrêt de travail 2 semaines, canapé, spasfon, et stop l’escabeau.
Heureusement, avant cette immobilisation forcée, elle a fait une dernière sortie en ville, dans son coin, pour y passer un chouette moment avec une très chouette copinaute, qu’elle rencontrait pour la deuxième fois, et qui a enfin son petit bout de vie niché au creux d’elle, après un parcours long et douloureux. Joli moment d’échange ensoleillé, dans un contexte bien différent de l’hiver dernier, avec plein d’espoir et de projets. Constat que les grossesses de pmettes sont décidément bien différentes de celles des fertiles, et joie de se retrouver et de connaître ensemble ce bonheur si attendu.
Voilou pour les petites news, tout va pour le mieux ici, et je vous embrasse très fort avec des grosses pensées pour certaines copinautes qui traversent des moments qu’on ne souhaiterait à personne, et tout particulièrement à Zelda ❤

[Grossesse] News du 5e mois et tites pensées en vrac

Tites nouvelles de Nano : (partie niaise et dindesque)

5e mois quasi fini, Miss Kangourou se porte bien et le petit bout également. Elle vit une jolie grossesse sans complications particulières, a la chance immense d’avoir un Nano en bonne santé qui fait des pirouettes dans son bide à longueur de journée, et qui n’aime pas du tout qu’elle arrête de bouger.

Par exemple, dans un bus, à chaque arrêt, il fait toc toc en mode « non, on s’arrête pas ! ». Ou quand elle écrit un article 🙂  Ces moments sont juste magiques et elle est consciente de la chance qu’elle a de les vivre, remercie sa petite étoile chaque jour de veiller sur elle et le bébé.

L’écho T2 a bien eu lieu lundi dernier, évidemment elle était bien stressée de toutes les catastrophes que celle-ci allait pouvait amener, mais heureusement c’est un petit bébé en plein forme et tout bien comme il faut de 522g qui gigote là dedans. Ni elle ni Choubidou n’ont craqué, le sexe de ce petit restera son secret (ainsi que celui du gynéco taciturne) jusqu’à son arrivée au monde… Probablement qu’ils se projettent moins du coup, mais c’est tellement agréable de l’imaginer juste comme un petit bébé qui grandit, tantôt garçon tantôt fille. Le sentiment de porter un petit gars est cependant très fort depuis le début, Miss Kangourou a toujours su d’instinct le sexe du bébé de ses amies (100% de réussite sur plus de 10 grossesses), reste à savoir si ce superpouvoir marche pour elle également … En tous cas, le sujet de ne pas savoir passionne les foules et rend dingue les copines. Mais après tant de médicalisation, un peu de retour au naturel fait le plus grand bien à Miss Kangourou et son Choubidou.

En tous cas, c’est si rassurant de savoir que tout va bien, d’autant plus que l’écho a été réalisée le lendemain du retour du Québec.

Côté désagréments, RAS, juste une superbe mycose secondaire au super rhume/sinusite/bronchite/antibiotiques du mois précédent, qui résiste à toutes les ovules et autres pilules vaginales introduites et dégoulinantes (miam, sensation d’utro dégueu le retour), et vie sexuelle quasi inexistante malgré une libido au taquet. Bref, la catastrophe n’est-ce pas ? 😉 Voilà pour les graves désagréments…

C’est quand même plus pratique les mycoses quand on n’est PAS en essai bébé, pour avoir vécu l’autre situation, c’est sans doute parmi les souvenirs les plus romantiques de MissKangourou 😉

 

Stop à l’aigritude

La semaine dernière, Miss Kangourou a appris une grossesse C1 d’une amie proche, DocBosseuse. C’est la première annonce hors blogo depuis le début de sa grossesse, ce qui est fou par rapport au nombre d’annonces subies comptabilisées en 2013 (si on oublie qu’elle a appris il y a 15 jours que deux cousines de Choubidou allaient accoucher incessamment sous peu, grossesses « oubliées » par la belle mère, qui n’a pas eu le cœur de lui annoncer cela en pleine déprime PMesque de début d’année… même pas fâchée la Miss)

Bref, elle a ressenti une vraie joie et plein d’excitation à l’annonce de cette grossesse. Pour la première fois depuis des années. Cette amie DocBosseuse, c’est une vraie copine, qui l’a soutenue du début à la fin des essais puis de la PMA, discrètement, en prenant délicatement de ses nouvelles à chaque fois que c’était possible, et en attendant de son côté de pouvoir se lancer. L’attente du bébé, elle l’a vécue différemment, car était « interdite » de grossesse de part son poste au CHRU pendant près de 2 ans (eh oui, les choses n’ont pas changées tant que ça). Miss Kangourou avait très peur qu’elle ne se lance pas, à vouloir toujours arranger tout le monde et bien faire, car son service étant de plus en plus en sous effectif, ce n’était toujours pas le bon moment. Mais elle et son chéri ont finalement mis en route les essais, et 15 jours après, c’était ok…DocBosseuse a toujours su qu’elle serait hyperfertile, ayant des cycles parfaits, des ovulations ressenties chaque mois, et Miss Kangourou lui souhaitait d’avoir raison… et que son chéri soit également bien fertile.

C’est fou de la voir se poser des questions de « débutante » un peu perdue, questions qui datent de 2012 pour Miss Kangourou (genre prénoms, date de la première écho), 9 mois pour faire un bébé ça semble très court… En tous cas, Miss Kangourou est sincèrement heureuse que cette amie formidable soit une future maman, et a l’impression de guérir un peu de sa bitchitude et surtout de son aigritude, et ça fait du bien… Probablement que la douceur, l’absence de niaiserie et l’écoute attentive dont DocBosseuse a toujours fait part a aidé …

Le seul truc qui la perturbe, c’est de reconstater encore une fois la différence fondamentale entre une grossesse de fertile et une grossesse de PMette. DocBosseuse a juste fait pipi sur un bâtonnet, et a ensuite pris rdv pour son écho T1 des 12SA. Et c’est tout… et a annoncé sa grossesse à ses proches avec joie. Dingue non ? A 8SA, elle a quand même regardé en écho toute seule si on voyait quelque chose, a vu un sac avec un truc blanc sans clignotement dedans, et en a déduit que c’était trop tôt pour voir le cœur de l’embryon, aucun souci c’est normal. Là où toute PMette aurait paniqué, elle vit sa grossesse tranquillou, se projette énormément, n’envisage pas la fausse couche. Miss Kangourou aurait aimé retrouver cette attitude zen et ce bonheur naïf qu’elle avait vaguement connu quelques jours à sa première grossesse, mais pour elle le premier trimestre aura été une période sombre et angoissante pleine de cauchemars. Malgré l’absence de signes inquiétants et de difficultés telles que rencontrent ses chères copinautes… Du coup, Miss Kangourou espère de tout cœur que sa pote ne fera pas de fausse couche et gardera cette douce naïveté… et est heureuse pour elle .. et est heureuse de l’être!

 

Culpabilisation

Un truc que Miss Kangourou a noté de plus en plus sur les blogs, c’est la culpabilisation dont est victime toute maman en devenir, et particulièrement les pmettes. Quand on se lance pour faire un bébé, on se culpabilise sur les conséquences de notre grossesse sur notre boulot, quitte à retarder le projet pendant un bon moment (et à laisser son AMH se casser la tronche sournoisement), il faut que toutes les conditions soient réunies à la française, c’est-à-dire le mariage, la maison, la 2e chambre, le boulot stable, le chéri sur place (la Scenic et le chien). Sinon, il y aura forcément une personne pour faire culpabiliser la damoiselle qui ose se lancer dans une aventure si périlleuse que de faire un bébé en dehors des conditions requises.

Si on fait une fausse couche, il y a toujours une personne bien pensante qui va désigner le stress, le mode de vie, les nuits blanches ou l’alimentation comme cause évidente de la perte de la petite vie tendrement portée. En tant que végétarienne toubib avec gardes de nuit, Miss Kangourou sait de quoi elle parle. Et encore, elle a arrêté de fumer il y a un an et demi…

Évidemment, même remarque pour la PMA, les remarques culpabilisant les PMettes pleuvent sur tous les blogs, nous rendons la terre stérile et aride n’est-ce pas. Le pire étant les couples avec infertilité inexpliquée, donc dans la tête, c’est évident. Les gens ne réalisent pas que même si nous balayons tous ces arguments d’un revers de la main, le doute s’installe et la culpabilité est là.

Pourtant des PMettes au rythme et mode de vie irréprochable, et au ventre désespérément vide, il y en a tant…

Enfin, si par miracle la grossesse est là, tout le monde sait mieux que la future maman ce qu’elle doit faire. Sauf que toutes ces personnes ont des discours contradictoires mais passons… Il parait qu’une fois le petit arrivé, ça ne s’arrange pas et que la terre entière a un avis sur l’éducation que l’on choisit de donner à cet enfant. Une amie pmette me racontait qu’en achetant des légumes bio à un agriculteur du coin pour faire des purées à son petit (c’est une maman écolo-bobo), le mec derrière elle lui a reproché de ne pas prendre le navet au prétexte que le petit n’aimait pas cela (elle prenait des courgettes, carottes, et 3 autres légumes). « Vous allez en faire un difficile qui mangera que des frites cet enfant si vous commencez à écouter ses goûts », je cite. WTF ? et ce n’est qu’un des multiples exemples.

Étant partie en voyage dans un endroit dangereux et lointain avec des gens aux expressions et accent étranges (special for you Mme G et Petit Hérisson), avec un moyen de transport encore plus dangereux (c’est bien connu, les crashs concernent 50% des vols), Miss Kangourou s’en est pris plein la tronche en mode « quoi ! Tu oses partir au Québec ! Si loin ! Et en avion en plus ? Dans ton « état »? Tu n’as pas peur ? » et le fameux « tu feras attention hein? » (phrase qu’elle n’a jamais trop compris, ça veut dire quoi faire attention?

Comme la Zapette, elle a gentiment envoyé bouler la sage femme, la belle mère, et tous les culpabilisateurs qui auraient voulu la mettre dans une bulle « parce que c’est le mieux pour le bébé » . A pu refaire du sport, réaliser son rêve en s’approchant des fascinantes baleines, découvrir un pays magnifique et se faire une orgie de sirop d’érable… surtout retrouver son amoureux dans ce petit moment rien qu’à eux, et prendre leurs premières vraies vacances depuis 16 mois, et ça a fait du bien ! Évidemment, quand Nano ce coquin a décidé de ne plus bouger pendant 12h, elle a failli mourir de stress, et le flot de paroles culpabilisantes a resurgi à gogo dans sa tête… Mais finalement, elle a bien fait d’écouter un peu son corps, d’y aller mollo mais de suivre quand même son instinct. Elle sait trop bien qu’à tout moment elle peut se retrouver hospitalisée ou alitée pour une raison sérieuse, alors autant bouger un peu ce body tout fatifié avant qu’elle ne puisse plus !

Bref, ce pavé pour dire qu’il y en a marre des culpabilisateurs qui se sentent invités dans tous les moments de la vie d’une maman, dès le moment où elle envisage de faire un bébé jusqu’à après sa naissance, écoutez vous et n’écoutez surtout pas les bien pensants aux avis mardiques, vous êtes les seules à savoir ce qui est bien pour vous. Nah !

Pour dire jusqu’où ça peut aller, Miss Kangourou a évoqué l’autre jour la possibilité d’aller se faire stimuler et congeler les ovocytes en Belgique après la naissance de Nano, en vue d’une prochaine grossesse, car avec l’IOP c’est pas gagné qu’elle ait la même chance dans 3 ans, et avec le boulot, enchaîner trop vite les grossesses serait très malvenu… Choubidou a refusé net l’idée, et lui a fait réaliser que de subir une AG et un traitement lourd et coûteux juste pour arranger les autres, ce n’était pas une idée brillante… Il n’a peut être pas tort…

Voilà, pour les petites news de pregnant bitch, tout va vraiment bien, la routourne a bien tourné ici, et Miss Kangourou vous envoie plein de pensées et de gros bisous, et tout particulièrement à Zelda, Bounty et Lisette pour qui elle fait des tresses de tresses chaque jour… et des gros câlins virtuels de réconfort à Choubakette et Compoteen…

Bonnes vacances les filles ❤