Le choix du roi …

Cela fait très longtemps que je n’ai pas posté sur ce blog un peu laissé à l’abandon.

Le fait est que tout va plutôt très bien, et qu’il est bien plus facile d’écrire la tristesse que la joie et la sérénité.

Ces derniers mois ont été très chargés et physiquement éprouvants, ce qui était prévisible au vu des échéances pro/universitaires de fin d’année, celles-là même qui nous faisaient reculer notre retour en PMA pour ce deuxième enfant. Et puis, un jour à la fois, les semaines sont passées, les diplômes attendus ont été validés, les nausées se sont estompées.

Nous attendons une petite fille, Tiprout, qui d’après la deuxième échographie, semble en pleine forme.

Il paraît que c’est le choix du roi, on me le dit tous les jours. Cette petite puce on en a rêvé, et on est vraiment comblés.

Ceci dit pour moi le choix du roi, ce n’est pas une histoire de sexe de bébé, c’est ce miracle qui fait que nous allons être parents une deuxième fois, que Nano ne sera pas enfant unique, et que la vie nous a fait ce cadeau miraculeux malgré une IOP bien réelle et des chances de grossesse infimes. Ce bonheur de réaliser que les deux prénoms que nous avions choisi il y a près de 5 ans seront réellement portés par nos deux enfants.

Je vis cette grossesse de façon bien plus sereine que la première, grâce à cette confiance retrouvée en mon corps qui ne m’a plus fait faux bond depuis longtemps, et qui a su porter à terme mon Nano, le nourrir pendant une belle année, et permettre à Tiprout de se nicher en secret à son tour.

Ceci dit je suis bien plus fatiguée qu’il y a deux ans, bien plus grosse aussi (en gros je suis cernée et bouffie, une véritable femme enceinte épanouie des magazines), et j’ai de vilaines contractions très régulièrement surtout quand j’en fais trop. Mais globalement ça va, cette grossesse est des plus banales, et c’est avec bonheur que je ressens les petites vagues de Tiprout sous ma main et celle de son père. Ayant connu le syndrome du ventre vide de façon brutale et inattendue la première fois, je profite comme une vraie dinde de ces moments qui seront a priori les derniers.

Nos vacances arrivent enfin, et ça va nous faire le plus grand bien de nous retrouver tous les trois pour quelques semaines, à aménager enfin notre maison, préparer notre nid pour l’hiver prochain à 4, profiter de notre joli jardin, gérer le terrible two (coucou MlleK ), faire des barbecues et soirées bière 0% avec les copains, et aller à la rencontre de quelques copinautes au soleil   ❤

Nano a bien grandi, c’est toujours un petit bonhomme plein de vie, qui adore interagir, nous fait des tas de câlins, a un caractère bien trempé et cultive l’art du « Non ! » comme il se doit à 20 mois. Un vrai petit clown qui se marre du matin au soir et qui aime son gros chat au moins autant que ses parents (gros chat qui le lui rend bien). On lui parle un peu de sa petite sœur et il joue avec mon bidon par moments mais l’ouragan qui l’attend reste très abstrait pour lui. Toujours un rebelle du dodo qui se réveille régulièrement la nuit et préfère profiter de ses parents que de perdre du temps à dormir. Encore un bébé qui ne prend ses bib que lové dans nos bras mais un petit homme avec sa personnalité bien à lui, fan de son papa.

Voilà pour les nouvelles de ma petite vie devenue banale, classique et inintéressante. Je pense que ce billet sera un des derniers. Je ne me vois pas faire un blog de maman car d’autres le font avec beaucoup plus de talent et d’humour que moi, et la PMA est définitivement sortie de notre vie pour notre plus grand bonheur. Je continue à vous suivre, et je désespère quand je réalise que toutes les copinautes avec qui ce chemin a été parcouru depuis 3 ans n’ont pas eu ma chance. Je continuerai à être le plus présente possible, même si je me rends bien compte que les mots que j‘écris ne sont plus d’un grand soutien depuis longtemps. Ma boîte mail reste évidemment ouverte, j’espère continuer à avoir de vos nouvelles.

Merci à toutes et tous pour votre présence précieuse dans ma vie, je vous fais des énormes bisous !

 

 

 

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Gertruder en toute sérénité (ou pas)

7dpo : pas de règles, c’est encore un peu tôt. Le Ménopur est prêt, tout est câlé.

8dpo : toujours rien, c’est bizarre.

9 dpo : Bordal je serais pas en train de Gertruder ? Il était bien beau cet énorme follicule ceci dit. Et si …

11dpo : Etant peu patiente, je craque, TG puis PDS, découverte avec bonheur d’un taux positif de 16UI. 6 heures plus tard, du sang, on déchante ; la progestérone a été débutée en catastrophe et quadruple dose (400mg x 2 par jour).

13dpo : Après 48h de saignements, c’est avec résignation que je suis allée faire le contrôle de Bhcg, via trois laboratoires différents refusant tous les pds sans rdv un weekend. Finalement pds discrète par une infirmière du service fraîchement enceinte. Le taux a triplé, je respire, je pleure, mode Peace&Love réactivé. Des règles anniversaires, un manque de progestérone, un bébé qui fait son nid, todo bien. Week end doux, projection prudente, on est heureux et on y croit, et tant pis pour les pertes marrons en train de se tarir.

15dpo : Taux à 102UI. A bien doublé. C’est parfait, tout va bien. On appelle le cabinet de la gynéco, on attend avec la petite musique pendant 20 minutes, puis on confie ce joli résultat à la secrétaire pas sympa qui transmettra à la gynéco le lendemain. Après m’avoir longuement interrogée sur les détails ragoûtants de mon fond de culotte, détails simples à raconter au boulot sans se faire griller, tout en s’absentant longuement pour la deuxième fois de la journée. Peu importe, tout va bien et on est heureux.

16 dpo : Rappel au cabinet. 35 minutes d’attente. La gynéco souhaite un nouveau contrôle car trouve le taux bas et est inquiète par les saignements persistants et mes antécédents. A heure fixe, 10h30. Argh. Ok. On va faire ça. Pourtant le taux a doublé et a dépassé les 100, certains centres arrêtent les contrôles après non ?

17 dpo : La dame du labo s’en tamponne que je sois toubib en train de poireauter en salle d’attente en pleine matinée de travail. PDS faite après ¾ d’heure d’attente. On arrache le pansement pour ne pas se faire griller, on court au boulot bâcler le tour des patients en 1h, on se dit que la gynéco exagère, mais que c’est pas grave, le taux aura doublé. Taux à 196. A presque doublé. Bon. On rappelle la secrétaire pas sympa. 30 minutes de petite musique. Pas contente du taux qui n’a pas doublé. « Vous savez, le taux n’est pas bon, vous faites peut être une GEU Mme Kangourou. Rappelez demain je vous donnerai l’avis de votre gynéco qui ne travaille pas aujourd’hui mais non, pas question de vous donner un rdv d’écho à 7SA, elle va vouloir vérifier la PDS. Mais rappelez quand même. »

La secrétaire avec la VAE PMA qui me parle de GEU. N’importe quoi, mon taux est parfait. Quoique … il n’a pas doublé. Mais je ne saigne plus. Mais j’ai déjà fait des FCS. Et j’ai des contractions dans le ventre depuis deux jours. Et si …

18dpo : on rappelle, on tombe sur la secrétaire sympa. 25 min de petite musique. Qui note tout, et me promet que Mme D. va me rappeler herself dans la journée avec la conduite à tenir. La journée se passe. 17h, je craque et rappelle. 10 minutes de petite musique, c’est mieux ! Secrétaire pas sympa qui me soutient mordicus que la gynéco ne rappelle jamais elle-même et que j’ai inventé les dires de sa collègue. Me promet qu’elle demande l’avis et me rappelle dans le quart d’heure. Deux heures plus tard, rien, on laisse tomber.

19dpo : pas de sang, pas de contractions, pas de nausées non plus. Le téléphone sonne, c’est Mme D, la gynéco avec qui je n’ai pas échangé directement depuis le début ! Qui me confirme qu’elle n’aime pas beaucoup mes taux et leur cinétique, qu’avec mes antécédents ça craint tout cela. Qui me demande de refaire une pds au même endroit à 10h30. La dame du labo de l’hôpital rigole en me voyant arriver, m’accuse limite de me prescrire ces bilans pour le fun, et refuse de me faire passer avant les 12 personnes en salle d’attente. Plus d’une heure d’attente. J’insiste, elle refuse, doit bien détester les médecins et jouit de sa petite prise de pouvoir du jour. Je file aux urgences, négocie des étiquettes à l’accueil, choppe une nouvelle infirmière du service, qui stresse à l’idée de me louper, me fais piquer sur un coin de table discrétos. En répondant au téléphone pour tenter d’expliquer pourquoi je n’ai dicté aucun courrier ni vu aucun patient à 11h. Emballer le tube, fermer le petit sachet, remplir la demande d’examen. Aller déposer soi-même le tube au labo. Ne pas trouver le labo qui a déménagé à l’étage. Déposer finalement le tube en priant Bouddha, Allah, et Dame Nature elle-même pour garder mon calme et pour que ce fichu tube soit techniqué. Aller faire le tour avec plus d’une heure de retard et avec les bras couverts d’hématomes. Pour recevoir le taux deux heures plus tard, qui n’a pas doublé : 365UI. Zut et re-zut. Googler. Twitter. Relire les forums et les blogs. Pleurer un peu. Arrêter de respirer de nouveau. Penser à Lisette et sa magnifique puce.

Appeler le cabinet vers 16h : La secrétaire pas sympa qui me dit que « comme on se doutait, le taux n’est pas bon du tout. Vous faites probablement un début de FCS. Rdv mardi prochain en écho avec une PDS du jour. Si saignement, douleur, prout coincé, n’importe quoi, rdv aux urgences, ça peut être une GEU. »

20-21-22 dpo. En apnée, en stand by. Aucun symptôme, aucune nausée, pas de sang. S’enfiler toujours 4 ovules d’utrodégueu par jour. Ne pas dormir la nuit, sauf pour faire des tas de cauchemars plus dingues les uns que les autres (Utro power). Recevoir des petits mots de soutien des copinautes. Passer une douce journée à la mer, faire des gaufres avec le Nano, des câlins, encore des balades. Appeler une amie, se confier. Annuler le séjour prévu à Istanbul car trop dangereux, une bombe a explosé au marché près de notre future location, on n’emmène pas un bébé dans un endroit si risqué. On va rester au chaud en France, profiter autrement. Pourquoi pas aller à Bruxelles voir ma marraine..

23dpo : Se rendre au cabinet d’échographie avec la boule au ventre et trois nuits quasi blanches dans les pattes. Etre choquée et pleurer en entendant sur la route que la violence et la folie a encore frappé, Bruxelles, ma capitale de cœur. S’inquiéter pour les proches qui y vivent, être rassurée par les messages reçus. Terrifiée de savoir qu’une amie a loupé de justesse le métro de la mort. Se demander dans quel monde on essaye de concevoir nos bébés. En oublier l’importance de cette écho. Ecarter les jambes toute seule sans Choubidou, avec une gynéco pressée qui a oublié ce qui m’amène. Ne pas oser regarde l’écran.

Et finalement, apprendre que tout va bien. Qu’il y a un magnifique sac dans l’utérus, avec un jolie petite couronne toute ronde formant la vésicule vitelline. Pas de décollement, pas de GEU. Découvrir avec étonnement un gros kyste sur le corps jaune qui s’est rompu lors d’une ovulation « tonitruante » d’après la gynéco. Avec plein de liquide dans le ventre qui explique les douleurs ressenties au début. Sans aucune inquiétude à avoir. Recommencer à respirer (d’un seul poumon). Se faire piquer un dernier Bhcg pour confirmer cette jolie nouvelle. Qui est à 2200, x6 en 96h. Parfait donc. Ressentir les premières nausées avec bonheur. Respirer à plein poumon cette fois ci. Se projeter tout doucement… Continuer l’utro à 400mg/jour et l’aspégic nourrisson qui ont probablement permis à cette grossesse de miraculeusement s’accrocher, d’après la gynéco si optimiste.

Bref, Gertruder oui, sans y penser et se prendre la tête ? Euh ….

Ce mois de mars aura été des plus tristes sur la blogo, avec des déceptions énormes pour des nanas battantes et bien plus méritantes que moi, j’ai donc bien hésité à publier ce billet de riche. Mais lors de cette sombre période d’apnée, certains blogs m’ont permis de garder une lueur d’espoir et de voir que le doublement des taux en 48h n’est pas une règle parfaite, que des petits taux peuvent donner des bébés joufflus, qu’il arrive de saigner en début de grossesse et que les secrétaires de PMA ne sont pas toujours des plus optimistes et compétentes !

Merci pour tous les petits mots reçus ces derniers jours, vous êtes des amours.

Taux du jour + Edit 3e taux

Le taux du jour est à 45UI. A quasi triplé.

Les pertes continuent mais sont plus claires et moins abondantes.

Je reste en apnée mais quand même … Et si c’était vrai?

Mille mercis pour vos nombreux messages de soutien qui m’ont permis de traverser ces dernières 48h le plus sereinement possible. Vous êtes géniales les copinautes.

Rdv lundi pour 3e et je l’espère dernier taux! En attendant vive l’utro-dégueu à bonne dose, et on va se reposer après cette semaine de dingue… Il faut que le minitruc (des idées de surnom?) s’accroche bien pour plusieurs mois.

Des pensées particulières pour notre Julys en couvade et Zazounette.

Encore merci … ❤

Édit: taux du jour à 102. A doublé, fourchette basse du taux normal à 15dpo. Encore des petites pertes et pas mal de petites contractions. Donc rassurée mais hâte d’avoir traversé le f%cking premier trimestre comme toute pmette flippée. Prochaine étape contrôle dans une semaine de pds et j’espère écho dans deux semaines.
Merci pour vos petits mots et pensées. Gros gros bisous

Gertruder or not gertruder, that is the question

C’est bien connu, il suffit de faire une FIV, un dossier d’adoption, un beau voyage, et pouf, grossesse spontanée. Tout le monde le sait. Ces grossesses spontanées arrivent en général aux cousines de l’esthéticienne ou à la voisine du facteur de Tante Georgette.

Mais parfois, il arrive que des nanas infertiles tombent enceinte spontanément. En effet, infertilité ne rime pas toujours avec stérilité, ça se saurait. Et nos petites copinautes miraculées que nous surnommons affectueusement nos Gertrudes sont pour nous des preuves que oui, on peut être infertile et tomber enceinte en faisant des câlins. Et même avoir des magnifiques petits bouts joufflus et coquins à la fin. Même si on le sait, ces cas sont malheureusement rares et ne permettent pas  aux nombreuses non-Gertrudes d’espérer le même miracle.

Du coup, sur les bons conseils de notre gynéco préférée, on a continué à essayer pendant ces deux cycles de pause. Ouais on est des fous. En même temps, l’IOP étant une cause d’infertilité pour laquelle les taux de réussite en FIV ou en spontanée sont équivalents ou presque, ce serait dommage de se priver de petites séances de poney programmées quand on a retrouvé une libido de folaïe post accouchement/allaitement (ou pas).

Pour ce C2 de pause, j’ai cru avoir ovulé précocement comme dit dans mon post précédent. En garde. Du coup, n’étant pas capable de gertruder sans poney-iser, j’étais légèrement dépitée d’avoir laissé passer ma chance (de 5-10%) de ce cycle. Et puis quelques jours plus tard, à J14, j’ai eu la joie de rencontrer un beau radiologue qui m’a fait une petite écho-endo bien agréable afin d’établir le trajet vers mes ovaires pour la ponction et de déterminer si AL possible ou pas. La réponse a été nette : AG obligatoire car ovaire gauche rétro utérin inaccessible et pas échogène, d’où les douleurs lors des échos et les difficultés des opérateurs pour y voir quelque chose. Muy bien. La seule image que j’ai mémorisé de ce rendez-vous était ce follicule de l’ovaire droit. Magnifique, unique, sombre, dominant, 18mm, tout mûr. Tout beau tout prêt. Bref, mon auto-diagnostique d’ovulation avait été une belle erreur trois jours avant, en réalité l’ovulation était imminente. Qu’à cela ne tienne, séances de poney reprises pour donner toutes ses chances à ce beau follicule de faire de moi la Gertrude 2016. Avec l’absence de conviction liée aux dizaines de cycles déjà tentés sans succès.

La semaine suivante a été ponctuée de verres de bières, de cafés et fromages au lait cru, en attendant le J1 prévu à J22-23.

A J22, le drive est fait, ma salle de bain contient deux paquets de tampax et autant de serviettes hygiéniques, shopping témoignant de ma confiance en notre bébé miracle. Pas de J1. Achat de jus d’ananas et de raisin blanc, check, merci les copinautes.

J23 se passe, date prévue de début de stim d’après la durée de mes derniers cycles. Pas de J1. Début de psychotage à J24, un cycle si long c’est rare, je ne dépasse jamais les 8-9 dpo ces jours ci, à mon grand désespoir. Mais ce mois ci y avait ostéopathie, peut-être a-t-elle rafistolé un peu tout cela ? J25, psychotage à fond. Bouffées de chaleur nocturne, insomnie complète. Pas de J1. La marde quand t’as des phases lutéales ultra courtes habituelles, c’est que tu peux te prendre 4 jours de « retard » de règles avant d’espérer avec un TG positif, au vu des dpo. J26, l’espoir s’invite. Il se passe un truc pas normal chez moi. Ce serait fou…

Et enfin réveil ce matin, J27, 11dpo. Je craque et fais pipi sur mon dernier TG acheté il y a un mois. Je ne peux plus attendre, je pars en garde, le prochain créneau pour un TG tranquillou du matin sera dans 48h, no way. Donc pipi sur le TG. Positif. Une deuxième barre… Dans le cosmos la Miss K.

Je sors des toilettes, bois mon café avec un sourire béat. Pense à cette petite vie qui semble s’être installée dans mon utérus quand on ne l’attendait plus. L’annonce avec la voix tremblante et les larmes aux yeux à Choubidou. Lui montre les deux barres du beau test positif (avant de me le faire piquer par le Nano qui est tout content de sa trouvaille et file se cacher pour ne pas que je le récupère). On est émus, on pleure un peu, on n’en revient pas. On y croit, ce petit bout va s’accrocher, impossible autrement. Je vois un sourire heureux pour la première fois depuis des semaines sur le visage de Choubidou (qui traverse des moments très difficiles au boulot ces jours ci).

Je pars au boulot, reçois un texto de ma BS chérie « c’est parti pour le 9 mois ! ». Il m’a bien fallu deux minutes pour comprendre qu’elle parlait de la taille de fringues de son petit dernier et qu’elle n’était pas devenue Mme Irma.

En fin de matinée, je m’éclipse au labo de mon hôpital, où une gentille infirmière me prélève un BHCG avec un grand sourire, ayant prélevé celui de ma collègue enceinte de 3 mois et demi. Les résultats tombent rapidement, 16UI. Ok, c’est peu, mais à 11 dpo, déjà connu ça avec Nano (11UI), même pas peur. On contrôle dans deux jours, tout va bien. On annonce à nos rares proches au courant de la FIV qu’elle sera reportée pour des raisons logistiques, eux qui attendaient le J1 avec nous. On garde notre secret. On s’envoie des petits textos bonheur et naïfs.

Et puis pause pipi de 16h, check culotte, du sang. Un peu de pertes marrons. Puis des filets de sang rouge. Très légers mais bien présents. L’angoisse, la reviviscence des FCS de 2013, qui avaient débuté ainsi. Ne pas pleurer, ne pas se projeter. Respirer. L’appel paniqué au centre de PMA. Après 20 minutes d’attente, une secrétaire qui écoute tout et me dit qu’elle transmet à ma gynéco. Qui ne m’a pas rappelée. Tout cela pendant une garde calme mais difficile psychologiquement, entre les demandes de dons d’organe aux familles, les accompagnements de fin de vie. Une garde intense émotionnellement. Les larmes qui montent, les familles qui sont surprises de me voir si émue.

Bref, suis-je une Gertrude ou suis-je en train de faire ma troisième FCS précoce, on décalant du coup notre FIV d’au moins deux cycles (vacances loin en avril) ? On ne saura que samedi, sauf si je me mets à vraiment saigner. D’expérience, j’ai toujours des pertes marronnées sur les FCS, le vrai sang arrive bien 5 jours plus tard en général. Tout en sachant que des tas de copinautes ont saigné et eu le bébé. Pas moi. Bref, on verra bien. Mode apnée ré-activé, FIV annulée. Retour à la réalité.

Je garderai de cette journée un beau souvenir, celui d’imaginer notre Nano grand frère, de couver mon petit secret quelques heures, de se dire que tout n’est pas fini, et de tenter d’oublier que mes gamètes sont toute vieilles et pourries. De croire que cela pourrait être si simple. Le bonheur naïf aura duré 6h. Vivement samedi pour poursuivre l’apnée deux jours de plus ou pleurer un bon coup. Je garde un tout petit peu espoir, mais là c’est le bordal dans ma petite tête, again.

Dans les starting-blocks …

Les deux cycles de pause sont en train de passer à la vitesse de l’éclair. En même temps les cycles de 23 jours ça revient vite, merci l’IOP.

L’opération Gertrude est en cours de foirage. Malgré des séances de poney péri-ovulatoires parfaitement programmées et romantiques, le C1 de pause s’est conclu par un J1 surprise en pleine séance de réanimation intensive au taf, un grand moment. Mais étant donné que mes règles ont été peu abondantes et que j’avais quelques nausées, j’ai réussi à me dire que probablement j’étais enceinte et que mes saignements étaient une nidation. Pendant trois heures au moins. Même que j’ai cherché désespérément une pharmacie ouverte pour confirmer mon hypothèse si fondée scientifiquement. Avant de réaliser mon degré de niveau doctisssimesque et d’aller picoler un bon coup en soirée pour oublier ces délires de débutante C1.

Quant au C2, me voilà en train d’ovuler comme jamais. J’ai de la glaire filante comme dans les bouquins (miam !), les boobs sensibles (ça te manquait mes boobs ? 😉 ) et un ovaire gauche qui pique. Pas de bol, je suis de garde, et séparée de mon cher et tendre jusque demain soir. C’est dommage, le bébé couette miracle n’attendait que nos câlins pour s’inviter et faire de nous le nouveau couple qui devait commencer la FIV et puis pouf enceinte ! Zut et re-zut.

Du coup, nous voilà dans les starting-blocks pour la FIV.

Consultation d’anesthésie, check. 1min30 pétantes. 35€ la minute 30, c’est plutôt bien payé pour poser trois questions et regarder ma luette. Le mec a quand même réussi à me caser « Venez avec des ondes positives sinon ça marchera pas ». Avec sa grosse chaîne en or et les tâches de sang sur sa blouse pas changée, c’était vraiment un sketch. Me suis retenue de lui dire qu’on avait le même diplôme et que ses ondes positives il pouvait se les mettre à un endroit bien glorieux, vu ses compétences tout aussi limitées que les miennes en PMA. Me suis contentée de faire « Aaaah » (pour cette fameuse luette). Et de signer le devis pour le dépassement d’honoraires à venir pour l’AG pour la ponction. Et de regretter d’avoir choisi la réa en hôpital public plutôt que l’anesthésie en clinique privée. (Ou pas).

Ensuite c’était consultation d’ostéopathie, pour travailler le bassin, optimiser la poche kangouresque et en faire un endroit douillet et accueillant. Je suis arrivée de bonne humeur, bien décidée à me faire chouchouter en papotant avec mon ostéo préférée. Qui n’était pas en forme et a passé la séance à me raconter son deuil difficile d’un proche décédé au Bataclan. Grosse ambiance.

Il reste la consultation radiologique pour vérifier le chemin d’accès vers mes ovaires (dans mon centre ce sont les radiologues qui ponctionnent), prévue le 11/03 (un peu juste mais ça devrait passer). Et tout sera au vert pour la FIV (jeu de mots ultra drôle je trouve).

Côté Choubidou, spermo et PDS faits, 5e recueil en 4 mois, mon mec va devenir un conseiller en branlette médicalisée à ce rythme. Je le vois bien rédiger le guide du pmec : Les magazines de charme disponibles, les différentes salles, comment bien viser dans le petit pot… Tout un business à développer !

Entre deux, on a fait une première consultation au CHU de notre coin, pour un 2e avis, suite au coup de massue reçu fin janvier. Chouette gynéco très humaine et psychologue, qui a tout de suite cerné notre état d’esprit. Compris qu’on n’était pas capable de foncer en FIV DO sans être sûrs que mes gamètes étaient périmées définitivement, surtout avec un Nano encore petit. Pressés de faire la PMA car IOP, oui, mais le DO, pas tout de suite. Elle nous a rassurés en nous disant qu’elle proposerait peut être une deuxième FIV si la première foirait, puis des FIV sur cycle semi-naturel sans grosse stimulation. Le tout en fonction de ma réponse à la FIV1, qui ne serait donc pas une FIVU. La porte ne nous sera donc pas fermée après la FIV de mars a priori, grâce à mon jeune âge de damoiselle. En tout cas, on a rencontré quelqu’un de bien, qui nous a proposé des techniques peu pratiquées à l’heure actuelle dans ma région, et cela nous a beaucoup rassurés. Merci Bounty pour cette gynéco formidable que j’espère ne jamais avoir revoir pour cause de FIVU positive.

Donc avec tout cela, le décrochage psychologique de la PMA, ça n’a pas trop fonctionné pendant cette mini pause. Et du coup ça ne va pas terrible dans ma petite tête.

C’est simple, je mange PMA, je dors PMA, je travaille PMA, je vacances PMA (et je blogue PMA pendant ma garde). Ça prend plein de place, c’est juste obsédant. J’avais oublié à quel point ça pouvait être épuisant tout cela. Du coup crevée la Miss K, les vacances tant attendues ont été reposantes mais pas décrochantes.

La semaine type chez les kangourous « en pause » entre les IAC et la FIV :

Le lundi : organisation logistique de la FIV et timing de J1-J12-ponction-gardes ; le mardi, comparaison PMA classique/médecines parallèles ; le mercredi, réflexion éthique autour du don d’ovocytes ; le jeudi, c’est revue de presse/doctissimarde/Gogolage FIV et AMH à 0.1/0.2/0.3 etc… Vendredi, c’est ovulation partie, mission Gertrudage. Et le week-end, on papote de tout cela avec Choubidou. Avant de recommencer le lundi.

Pendant ce temps utilement optimisé à se détendre l’esprit n’est-ce pas, tout autre projet semble irréalisable. Les vacances ont donc brillé par une absence totale d’avancée sur les missions en cours (=déballage de cartons, déco, mémoire de fin de spécialisation, etc..). Sans pour autant apporter le moindre repos, merci les insomnies et le psychotage intensif. L’impression d’être au pied de plusieurs montagnes à franchir (pro et perso). En apnée.

Et dans les rares moments où je ne pense pas PMA, les annonces de grossesse et naissances de deuxième enfant pleuvent, tous les jours en ce moment. Ma collègue enfin enceinte qui ne parle que de son bébé (déçue, une petite fille, trop nul), (tout en me soutenant pour la PMA, elle est quand même drôlement chouette pour une PB). Une amie proche qui vient d’accoucher ce weekend de son petit deuz. Dernière en date, une grossesse gémellaire spontanée chez la femme de mon cousin déjà maman. Toute ma famille ne parle plus que de ça. Non mais franchement, comme si les fertiles avaient droit aux grossesses gémellaires ? C’est censé être réservé aux pmettes bordal. Non ? Bref, me voilà cernée. Alors que depuis la naissance de Nano, le monde entier s’était arrêté de procréer. C’est simple, Nano n’a aucun copain de son âge ou plus petit. Mais une fois la PMA2 démarrée, DNLP a lancé le signal de démarrage à tous mes proches pour leur petit deuz ou troiz. Joie et Bonheur.

Côté boulot, ma FIV reste top secrète, pas eu envie de parler de tout cela avec mes collègues, on est une équipe soudée mais je préfère garder ma vie intime pour moi. Pas envie que la PMA empiète même sur mon échappatoire tafesque. Alors on tente la discrétion, avec l’aide de ma collègue-PB. Si les calculs sont bons et que J1 se pointe aux environs du 6/3 comme attendu, cette FIV devrait passer incognito au taf. En comptant 3 jours d’arrêt post ponction (absence déjà prévue pour une formation finalement annulée). Ok, c’est un plan foireux, mais je bloque complètement à chaque fois que j’essaie d’aborder le sujet, alors je fais l’autruche et me dis que ça peut rester mon secret.

Tu les vois les nœuds dans ma tête ?

Tout cela pour dire que j’ai la plus grande admiration pour mes copinautes toujours sur le quai depuis toutes ces années. Avec une vie « parfaite » et un Nano en super forme je suis en mode loque névrosée à deux doigts de me mettre sous gougouttes calmantes après 5 mois de reprise pmesque à peine. Je ne sais juste pas comment vous réussissez à enchaîner toutes ces tentatives avec le smile et la rage d’y arriver. Vous êtes mes héroïnes les filles.

Voilà pour les nouvelles de la famille kangourou. Y a plus qu’à.

Une claque en trois temps.

Depuis la reprise de la PMA, on a enchaîné trois protocoles sans interruption.

Il y a eu l’IAC1. Celle où nous sommes allés à reculons, parce que notre bébé était vraiment trop petit, qu’on ne voulait pas y retourner, mais que quand même, il fallait bien, car on aimerait tant agrandir la famille. Cette IAC qui a rimé avec douleurs, sevrage, colère, perplexité. Se relancer si tôt sans savoir si c’était vraiment nécessaire. Tellement de Gertrudes réussissent leur 2e en C1 d’après nos proches, pourquoi pas nous ? La grossesse n’est elle pas le meilleur traitement de l’infertilité ? Et puis l’AMH, c’est un marqueur récent, discuté, controversé même. En insuffisance ovarienne, moi, vraiment ? Quelle idée de se lancer dans une PMA si vite, entre le déménagement, le mémoire, le bébé. Drôle d’IAC. A peine le temps de commencer à se prendre au jeu. Des piqûres maladroites, des échographies sans tenue adaptée (tunique longue), à peine quelques étoiles dans les yeux devant les follicules. Le négatif a été plutôt bien vécu, il faut bien avouer que l’envie du 2e et l’angoisse de l’échec n’avaient pas eu le temps de se faire un chemin dans nos têtes surbookées. Même qu’on nous a dit que ça avait pas marché parce qu’on n’y pensait pas assez, qu’on n’était pas prêt. Si si ! Ironie du sort.

Et puis l’IAC2. Celle où on y croit, surtout Choubidou, car celle qui avait marché pour le Nano. Et puis celle où on commence à se projeter, à rediscuter prénoms, chambre, date d’accouchement, écart d’âge et organisation pour les vacances (oui, on se projette pas à moitié). Et puis la réponse de marde à la stim. Et l’angoisse qui commence à se pointer. L’IAC faite sans y croire, le le J1 qui se pointe 10 jours plus tard comme une fleur. Oups.

Et enfin l’IAC3. Allaitement 100% sevré, Sp*ciafoldine quotidienne, piquouzes rodées, grosses doses de Ménop%r, l’endomètre triple feuillet, épais, ciblé, parfait. Les deux gros follicules. Les jumeaux pour cet été. L’envie bien présente et qui noue le ventre cette fois ci. L’émotion en imaginant Nano grand frère. Et puis cet oestradiol, si bas et décevant, cette échographie de contrôle qui ne montre pas la croissance folliculaire attendue. Et cet espoir fou quand même présent suite à l’insémination, avec ces mots de la gynéco qui trouve tout parfait, même le taux pourri d’oestradiol. Et puis ce J1 qui se pointe comme le précédent, au boulot, en garde, en plein rush hivernal.

Crevée la Miss Kangourou avec tout ça, + 2kg au compteur, merci les fêtes, la malbouffe et la compensation alcoolique des J1. Les collègues qui s’inquiètent parfois des yeux bouffis par le combo J1/Stim/Fatigue, les retards au boulot avec les échos endochattales du matin, la médaille de l’employée de l’année ne sera toujours pas pour 2015 !

No big deal : Fini les IAC, bonjour la FIV ! En attendant le fameux rdv déjà prévu avec la gynéco PMA depuis le jour de l’IAC3 (elle ne devait pas y croire des caisses quand même pour anticiper autant), on se fait un petit bilan de J3 auto-prescrit pour checker la réserve ovarienne et voir pourquoi la stim est si décevante. Bordal j’avais des follicules de folie avec des taux d’E2 à plus de 500 il y a deux ans. A J12. Là on a atteint misérablement les 200 à J15. Kesako ?

Résultats du bilan de J3 : FSH à quasi 11UI/l, et surtout … AMH à 0.19ng/ml. Effondrée l’AMH. Bye bye la réserve ovarienne. Confirmée et avancée l’IOP. Passer de 0.8 à 0.2 en 6 mois de PMA, check. Voir s’envoler une FSH toujours restée rassurante, check. La claque.

Finalement, cette IOP, c’est une claque en plusieurs étapes. Il y a deux ans, une IO suspectée, débutante, qui permettait de sortir de la case si inconfortable de l’infertilité inexpliquée et d’avoir droit à une prise en charge pmesque rapide. Et efficace. Alors certes, l’annonce diagnostique avait été brutale et peu rassurante, mais vu ma super réponse de l’époque aux stim, une partie de moi continuait à croire que peut être, on avait été impatients et que Nano serait arrivé sous la couette avec le temps. Mais on avait rien à perdre, alors tant pis pour les copines psychiatres qui se prennent pour des gynécos AMP version « c’est dans la tête, je suis psy, je le sais », on avait fait les IAC, et on avait eu le bonheur de voir arriver le Nanoboy. Limite elle était cool cette IO si peu avancée, qui nous donnait droit au billet express pour le bonheur une fois diagnostiquée.

Et puis la 2e claque d’août dernier, l’IO qui semble avoir évolué, un CFA et AMH qui baissent drôlement en trois ovulations (grossesse et allaitement). Mais des marqueurs qui restent pas si catastrophiques d’après Doc Gynéco. Une IO bien moins sympathique, qui vient nous casser les pieds quand on aimerait l’oublier un an ou deux. Qui nous oblige à foncer. Sans totalement croire que ça changera quelque chose à ma réponse à la stim (mais quand même un peu plus).

Et puis la claque finale, cette IOP qui est passée de douteuse à réelle et avancée.

Du coup, le rdv FIV est tombé à point nommé à J6, 8h après réception de l’AMH.

Bilan : la gynéco n’a pas été rassurante. On a bien cru qu’on allait repartir avec notre dossier sans même avoir droit à une tentative de prise en charge. Elle nous a finalement proposé une FIV bourrin, alias une FIV avec grosses doses de Menopur, en protocole court antagoniste pour éviter que mes ovaires ne se réveilent pas si on les bloque trop fort. Enfin un début de FIV, avec écho précoce pour vérifier que plus de trois follicules, sinon, game over, on arrête tout. Cette FIV sera a priori une FIVU, car si échec, elle ne voudra pas réessayer sachant nos faibles chances avec mes gamètes de la mort. Sauf si beaux embryons, dans ce cas on aura droit au package total, mais elle est très pessimiste. Elle qui balayait mes questions sur le DO d’un revers de main il y a 6 mois a recommencé à m’en parler comme de l’option qui serait sans doute la nôtre dans quelques temps. Gloups.

Voilà comment on passe de l’infertilité inexpliquée option légère IO débutante suspectée à l’IOP avec AMH effondrée avec droit à une FIVU puis bye bye les gamètes !

Du coup voici le plan d’action :

  • FIV en mars, dans un cycle et demi. Stimulation Ménopur 300UI de J1 à J6, écho « ça passe ou ça casse » à J6, ponction à J12-14, et éventuel transfert de 2 embryons J2-3. (et accouchement des chérubins pour Noël) (on a dit pas de projection)
  • 2e avis au CHRU de mon coin dans une semaine. Notre cas est passé de simple à désespéré (si on en croit la tronche blasée de ma gynéco devant mon AMH de mamie), du coup on va voir les universitaires.
  • Avis pontes parisiens. Rdv pris dans deux mois avec deux renommés spécialistes des beaux quartiers de la capitale. On va aller se ruiner un peu pour le plaisir, pas question de renoncer à mes gamètes merveilleux et irremplaçables sans avoir tout tenté. Merci aux copinautes pour les adresses !
  • Opération couette. Les nanas en IO sont du genre à faire des bébés couettes. C’est Doctissimo qui l’a dit. La preuve, la moitié des nénettes en IO avec des AMH de marde ont fini avec un bébé couette d’après mon étude réalisée sur une dizaine de signatures de forumeuses en IO ultra sévère « Ovulette69 binomette de poilue66 et marraine virtuelle de Bibou5, AMH à 1.2 – Gygy dit ke c’et foutu aidé moi les fiiiiiiiiille –– Bb1 surprise est arrivé, ❤ ❤ ❤ ». Donc d’ici la FIV, c’est reparti pour le poney programmé, youpi ! En vrai j’y crois au bébé couette. 5% de chances par cycles a dit Pubmed (un peu plus fiable que Docti).
  • Se renseigner sur le DO. Cheminer un peu sur le sujet. Un bébé DO après un bébé bio, ça peut être particulier. Surtout quand le bébé bio n°1 est une copie conforme de moi-même. Si vous avez des lectures ou blogs à me conseiller d’ailleurs, je prends.
  • Mettre des sous de côté pour 2017. Un DO ça coûte cher, et ça se prépare. Surtout qu’avec le peu de réflexion déjà commencée, on partirait sur un DO anglais ou danois avec levée d’anonymat possible à la majorité de miniNano. Idéalement un partage d’ovocytes avec une donneuse pmette plutôt qu’une donneuse « altruiste » pure. Bref, tout cela coûte cher, et se prépare longtemps avant.
  • En attendant, profiter des six semaines de vacances « hormones free » qu’il me reste : pas de Gonal, Menopur, pas d’hormones de femme enceinte, pas de prolactine d’allaitement, rien, pause. Repos. Ouf.
  • Profiter du petit bonhomme qui fait ses premiers pas sous nos yeux attendris et émerveillés, réaliser chaque jour la chance immense qu’on a de l’avoir lui, et envisager tout doucement une vie à trois plutôt qu’à 5 ou 6 comme dans nos rêves les plus fous. Penser très fort aux copinautes qui restent encore sur le quai en ce début d’année. Carotte, Julys, PetitOeuf, Litte Wife, Petit Hérisson, Simone, ILGC, et tant d’autres.
  • Envoyer enfin mes cartes de vœux qui ne sont toujours pas finies. Promis, je fais cela très très vite !