DNLP ne s’arrête jamais… + EDIT

On croyait en avoir assez bavé, que cette fin d’année serait pleine de douceur mais c’était sans compter sur DNLP.
Depuis quelques semaines, Nano ne digère pas très bien, s’énerve au sein, a des coliques, est un peu constipé. Quand j’ai dit ça à la pédiatre, elle a regardé mon petit bout d’un mois, tout tonique et souriant, la fixant de ses grands yeux, certes un peu ballonné, mais en pleine forme et ayant passé allègrement la barre des 4kg. Elle m’a donc décrété que tout allait bien, que ses coliques étaient juste des pleurs du soir pour avoir de l’attention. Malgré l’agacement d’entendre quelqu’un me certifier que mon bébé n’avait rien, j’étais rassurée. Elle m’a conseillé d’allaiter allongée pour qu’il avale moins d’air, et de bien lui faire son rot.
Hier, il a commencé à régurgiter puis à vomir, et a fait plusieurs vomissements en jet dans la soirée. Plus rien ne passait. Nous voilà donc aux urgences des pioupiou, où après avoir évoqué une petite gastro, la pédiatre s’est inquiété après avoir vu les vomissements plein de sang de mon petit. Qui s’est retrouvé avec une perf après 6 tentatives, une sonde gastrique dans la bouche qui l’a encore plus faut vomir de sang, et tout déshydraté et hurlant de douleur et de peur. Résultat, sténose du pylore, avec arrêt du passage entre l’estomac et l’intestin, urgence chirurgicale..
Mon petit chat a donc eu droit à une nouvelle sonde, une opération sous anesthésie générale à 5 semaines.
Il est encore en salle de réveil là intubé…c’était notre première séparation. Normalement tout devrait être réglé en quelques jours mais quand même…
DNLP est une grosse pute.
Je sais que ce n’est rien par rapport à ce que vous vivez, mais j’avais besoin d’exterioriser… En tous cas, quand vous sentez que quelque chose ne va pas, n’écoutez que vous et personne d’autre.
Bises à toutes
PS: les cartes sont prêtes depuis trois jours, manque juste les timbres, mais je les envoie au plus vite, dès que Choubidou peut s’en occuper ❤

Édit : on a enfin récupéré notre poussin. Il est tout paf et pleure beaucoup en dormant à moitié, mais il va bien et va pouvoir manger ce soir. Merci à tous et toutes pour votre soutien et petits mots qui m’ont permis de traverser cette longue journée d’attente. Des énormes bisous de Choubidou et moi ❤

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Quand Nano sort de sa poche et fait de Miss Kangourou une Maman Kangourou :-)

Je suis désolée d’avoir un peu décroché de la blogo ces deux dernières semaines, j’étais en mode jeune maman débordée, pleine de doutes et de babyblues, mais je commence à gérer un peu plus mon poussin et vais être davantage présente. J’ai toujours continué de vous suivre mais n’ai pas eu le temps de commenter beaucoup, je vous envoie de gros bisous et plein de pensées à celles et ceux qui traversent des moments difficiles, et ceux qui attendent des résultats si importants. Mes doigts sont tout croisés…

J’ai toujours aimé lire les récits de naissance des petits bouts de pmette, et ça fait tout drôle de vous raconter l’arrivée de notre petit à mon tour. Mais c’est la tradition, alors je me lance… Je vous préviens, ça dure un moment !

Lundi 17, deux jours avant d’accoucher, j’ai eu un gros coup de blues, genre pleurer sans savoir pourquoi toute la journée, genre J1 quoi. J’avais fait de nouveaux cauchemars de folie tout le week end et me sentais épuisée psychologiquement, tout en ayant parfaitement conscience que pleurer en journée à cause de cauchemars de femme enceinte, c’était un peu bidon 🙂 Ma mère m’avait décrit ce genre de blues comme précédant ses accouchements, donc j’ai commencé à espérer que le bébé allait pointer le bout de son nez..

Le lendemain, j’ai ressenti des douleurs électriques dans les cuisses, et des douleurs de bassin, et je me suis doutée que Nano commençait à faire son chemin.. Nous sommes allé se faire un dernier resto (pour la 5e fois du mois), enfin un Fl*nch parce que le budget « dernier resto » était grillé depuis la 2e fausse alerte…

Mercredi matin, j’ai commencé à avoir mal au ventre, genre comme des règles, d’ailleurs en me réveillant j’ai cru que c’était ça, le temps que je me rappelle qu’étant enceinte de presque 9 mois, il était peu probable que les reds aient débarqué… Comme quoi je n’aurai jamais totalement intégré ce statut de PB !

Rapidement les douleurs sont devenues des petites contractions régulières, et j’ai compris que cette fois ci, ce ne serait probablement pas une fausse alerte. J’étais toute heureuse de sentir le travail se mettre en route tout doucement, naturellement, et c’était tout à fait gérable. J’ai donc envoyé Choubidou travailler, en le prévenant qu’il ne finirait probablement pas sa journée de boulot. Il était tout stressé et je préférais être au calme pour le prétravail, pour un premier accouchement ça prend du temps avant que tout se mette vraiment en place et que les choses sérieuses débutent, et je ne voulais pas faire d’alle- retour à la mater ni squatter toute la journée dans une salle de torture (salle de prétravail). Du coup, je suis restée chez moi, ai commencé à regarder l’intervalle entre les contractions, ai rangé tout mon appart et préparé les derniers éléments pour la valise. J’ai ensuite réalisé que j’avais acheté la veille des kilos de légumes frais qui allaient être perdus, et ai donc mis un point d’honneur à tout éplucher et congeler pour se faire des petits plats facilement au retour de la mater. On fait des fixettes sur des bêtises dans ces moments là… J’ai aussi écouté ma playlist de rock tranquillou, regardé le replay de Babyboum en pleurant encore plus que d’habitude, pris un bain tout chaud… Cette journée de prétravail à la maison, je m’en rappellerai toujours, j’étais sereine, heureuse, dans ma bulle,  je me sentais prête… Je comprends les femmes qui choisissent d’accoucher chez elles, c’est tellement doux et naturel finalement. Et pourtant c’est une pro de l’hypermédicalisation des accouchements qui parle…

Vers midi je contractais toutes les trois minutes, j’ai rappelé mon mari à 15h quand c’est devenu vraiment très douloureux. Quand Choubidou est rentré, il m’a trouvée épuisée, en train de souffler tout ce que je pouvais à côté d’un aspirateur que je n’avais pas réussi à passer et d’un potiron réfractaire à l’épluche légume, ça l’a fait rire.

A l’arrivée à la mater, je suis tout de suite prise en charge par une adorable sage femme que je ne connaissais pas, et qui m’annonce une magnifique dilatation à … 1cm. Col effacé alors qu’il était long et fermé, donc pas si mal, mais après 10h de travail à la maison, les boules.. Ce d’autant plus que je commençais à avoir vraiment du mal à gérer ces f*cking contractions. Après un joli monito prouvant que oui, je contractais bien toutes les 2-3 min, on est invités à faire un petit tour, des exercices sur le ballon. On s’est donc retrouvé dehors, dans le noir, sous la pluie, à marcher, car je ne supportais que la position debout ou assise, avec Choubidou qui me sortait des petites blagounettes. Ne jamais faire rire une madame en pleine contraction, ça décuple la douleur, argh.

Après deux heures de ballon et des contractions de plus en plus violentes, on m’annonce que je suis à 2cm, plus qu’un petit effort et j’aurai droit à la péri. Pour en avoir posé des centaines, j’étais à deux doigts de me planter le cathéter dans le dos moi-même ! Ensuite, tout s’est accéléré. La sage femme m’a rallongée pour le monito, les douleurs sont devenues atroces, j’ai rompu la poche des eaux, et ensuite, ai eu une espèce d’énooooooooorme contraction pendant 30 minutes sans répit entre deux pics. J’ai fini par appeler au bord des larmes la sage femme, je ne gérais plus rien, elle m’a passée en salle de naissance, enfin ! Je te passe le moment ultra glorieux du lavement rectal sur des toilettes trop basses sans appui avec les f*cking contractions de la mort. Choubidou m’a beaucoup aidée pendant ces moments là, il a été impressionné et se sentait très impuissant, mais je ne sais pas comment j’aurais passé ce cap sans lui. Seul hic, avec le stress, il avait une haleine atroce, et je le suppliais de ne pas parler quand je contractais et respirais tout ce que je pouvais, car ça me donnait la nausée ! Grand moment de couple, très romantique.

C’est ensuite une autre sage femme qui m’a prise en charge, une que je connaissais, toute jeune et très impressionnée de s’occuper de moi (pourtant je ressemblais franchement plus à rien à ce moment là), qui m’a ratée ma pose de cathéter (mais j’avais tellement mal que ça faisait limite du bien de se faire triturer le bras, ça passait la douleur). Ce sont donc mes collègues anesthésistes qui se sont occupés de ma perf, et de la péri dans la foulée. Ca fait un peu plus mal que ce que je pensais, mais je m’en fichais pas mal. Je n’étais pas le genre d’anesth à faire poireauter une dame pour une péri, maintenant je serai encore plus rapide !

Après la péri, la sage femme m’a réexaminée, et j’étais à 8cm. J’ai compris pourquoi j’avais autant souffert, le travail avançait très vite. J’ai ensuite senti rapidement la tête de mon petit dans le bassin, des sensations à l’arrière, je visualisais toute la descente de mon bébé et ressentais tout, la douleur  horrible en moins (enfin c’était pas méga agréable, cette sensation de boule de pétanque mal placée, mais tout à fait supportable). J’ai adoré ce moment où je me suis à nouveau sentie « maître » de mon accouchement. On était tout proches avec Choubidou, on savait qu’on passait notre dernière heure tous les deux, dans la pénombre de cette petite salle toute calme, c’était magique… Puis j’ai senti que Nano était tout près, et j’ai appelé pour pousser. On s’est installés, la sage femme m’a encouragée une fois, puis tout le monde s’est tu car je poussais toute seule, et que tout se passait bien. C’était très calme, je n’avais jamais vu un accouchement comme ça, l’auxiliaire de puériculture souriait, je tenais la main de mon amoureux et faisais sortir mon bébé. Après 4 minutes de poussée, Choubidou s’est penché et a vu la tête de Nano sortir, et quelques secondes plus tard j’avais mon bébé sur moi. Il avait une petite tête toute ronde, et semblait tout surpris d’être déjà là. Je ne me rappelle pas bien ce moment précis de sa naissance, c’est un peu frustrant mais j’ai un souvenir très flou, trop d’émotion j’imagine… Je me souviens de l’avoir trouvé magnifique (ouf !), je n’ai pas pensé à vérifier le sexe, c’est la sage femme qui nous a rappelé de regarder, on était si émus… Je me suis tout de suite sentie maman de mon petit bout, comme si je le connaissais depuis toujours, je n’ai pas eu l’impression de le découvrir, juste de reconnaître le petit kangourou qui avait passé des mois dans mon ventre.

Nano a eu du mal à respirer et geignait un peu après être sorti, il a donc fallu lui faire quelques soins. J’ai beaucoup aimé le fait que la majorité de ces soins (aspirations) soient fait en me laissant mon petit en peau à peau. Heureusement, il a vite été mieux, et a pu monter avec moi deux heures plus tard dans notre chambre, où il a accepté de prendre vigoureusement le sein.

Cette nuit là, il est resté en peau à peau contre moi pendant des heures, un vrai bébé kangourou…

Voilà pour la naissance de mon Nano. Un prétravail dans ma bulle, deux heures difficiles, un accouchement de rêve, un moment calme, quasi solennel, qui restera un souvenir magique. Nous avons un adorable bébé, très doux, qui adore être papouillé et câliné, qui a bien grossi depuis sa naissance et qui nous fait fondre de jour en jour. Il suffit de le regarder pour que tous les doutes, l’attente et la souffrance de la PMA n’aient plus aucune importance, puisqu’enfin, notre petit kangourou est là. Je vous souhaite de tout mon cœur de connaître ce grand bonheur, et que le bébé que vous portez dans votre cœur depuis si longtemps soit également très vite blotti contre vous.